Les cours, l’ambiance, les profs, tout me va ici !

Rédigé par mjaffray
Choisir l'ESA - 10 décembre 2020

Reportage

Ce mardi après-midi, Charles, 21 ans, et Bastien, 22 ans, ont pris place à la médiathèque de l’École supérieure d’agricultures, dans la zone échanges. « On travaille sur la construction d’un business plan, dans le cadre d’un projet aquaponique (culture réalisée en parallèle avec un élevage de poissons dont les déjections sont utilisées comme engrais) », présentent-ils. Une commande passée par une entreprise angevine, et sur laquelle ils ont eu plusieurs semaines pour réfléchir, par groupe de six.

De gauche à droite, Zélie, qui est en licence professionnelle marketing et commerce international des vins de terroir (MVT), Charles et Bastien, qui suivent le parcours Agricadre, un diplôme à bac + 4, Angélique, qui est en quatrième année de cursus ingénieur, spécialité « transformation alimentation qualité », et Clément et Mohamed étudiants en quatrième année de cursus ingénieur, spécialité « productions animales ».

Fils d’agriculteurs, et diplômés d’un BTS agronomie productions végétales, ils ont rejoint le parcours Agricadre pour étoffer leurs compétences en gestion et en management, et s’éloigner un peu de la technique. Zélie a aussi donné rendez-vous à son groupe à la médiathèque. Si, débarquée de Champagne-Ardennes, elle ne connaissait pas grand monde à la rentrée, le week-end d’intégration organisé à la mi-septembre a permis de « faire connaissance ».

« Nous étions 180 licences et Agricadre », déroule la jeune femme. Titulaire d’un BTS hôtellerie-restauration, elle a choisi une licence professionnelle marketing et commerce international des vins de terroir (MVT). « C’est l’occasion de décrocher le Wine Set, une certification internationale très reconnue, de passer le Toeic (Test of English for international communication), et de faire un stage à l’étranger. L’école a un bon réseau de partenaires, dont j’espère bien profiter ! », confie la jeune femme de 20 ans. Dans son viseur : une distillerie écossaise.

Charles a aussi envie de partir, mais plutôt après le parcours. Pourquoi pas en volontariat international en entreprise ? Quant à Bastien, il poursuivra peut-être en master 2. Actuellement en alternance chez Terrial, filiale du groupe Avril pour l’un, chez Tereos, une coopérative betteravière située dans la Beauce pour l’autre, ils ne se font pas de souci pour leur insertion professionnelle : « Le secteur agricole est hyper ouvert. Ce n’est pas difficile de trouver du boulot. »

Angélique se voit bien dans un service de recherche & développement ou poursuivre en thèse, comme 3 à 5 % des diplômés ingénieurs de l’ESA chaque année. « Plus jeune, je m’imaginais bien vétérinaire. J’ai fait deux ans de prépa BCPST et je me suis rendue compte que j’aimais les animaux, mais moins la médecine, alors j’ai revu ma copie ! » En quatrième année, elle a opté pour « transformation alimentation qualité » et ne perd pas une minute pour étoffer son réseau. « Aujourd’hui, c’était le forum du stage, de l’alternance et du premier emploi à l’école. J’ai passé quatre entretiens avec Lactalis, Fleury Michon, LDC et Avril, en vue de mon stage qui commencera à la mi-mai », explique-t-elle.

Thibault, Clément et Mohamed rôdent aussi dans les couloirs. Si les deux premiers ont été bercés dans l’agriculture, le dernier arrive d’Algérie pour plusieurs mois, et tous ont opté pour la spécialité « productions animales ». « Les cours, l’ambiance, les profs, tout me va ici ! », lâche rapidement Thibault, avant de retourner en cours. Cet après-midi, il planchera sur les systèmes d’élevage.

Article extrait de Ouest-France, édition spéciale 120 ans ESA
Crédit photo: Ouest France | Texte : Émilie WEYNANTS


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