Projet Vagabong : des capteurs optimisent l’usage des prairies

Rédigé par ESA
Recherche - 13 novembre 2018

L’AGTECH POUR LES PARCELLES

L’Unité   de   recherche   sur   les   systèmes  d’élevages  de  l’ESA  (URSE), est  impliquée  dans  une  thèse  dans le  cadre  du  projet  VAGABOND  dans lequel l’ESEO, l’ESA, l’UMR BioEpar (Oniris), l’URSE  et  TERRENA  sont  partenaires.  Ce travail de recherche vise à mettre en place une procédure statistique en s’appuyant sur des  capteurs  GPS  et  accéléromètre.  L’objectif  est  d’accompagner  les  éleveurs  dans l’utilisation  du  pâturage  en  élevage  bovin lait et de détecter des évènements de santé, en particulier les boiteries. Grâce au GPS et accéléromètre, on cherche à mieux comprendre  l’utilisation  de  la  parcelle  par  les animaux et d’en explorer de potentielles utilisations dans la conduite du pâturage. Dans un premier temps, l’objectif a été d’étudier la faisabilité de détection de comportements des bovins au pâturage uniquement à partir de  données  GPS  et  accéléromètre  afin  de s’affranchir  par  la  suite  d’observations  directes des animaux, longues et fastidieuses. Il  en  est  ressorti  qu’il  était  envisageable de  détecter  les  principaux  comportements de  manière  fiable  (déplacement,  ingestion,  rumination, repos…). Le second objectif vise alors  à  mobiliser  ces  comportements  prédits  sur  le  temps  total  de  valorisation  d’un paddock à pâturer (de un à plusieurs jours) pour étudier dans quelle mesure il existe un
lien  entre  les  caractéristiques  du  couvert, sa valorisation par les animaux (position et activité) et les performances de production de lait.

Les  premiers  résultats,  encore  à  confirmer   sont   très   encourageants.   À   terme, cela pourrait permettre la création d’outils pour la valorisation optimale de prairies aux caractéristiques   variées   (stade   végétatif, composition  floristique,  hauteurs  d’herbe entrée,  modalité  de  pâturage…).  En  parallèle,  des  travaux  sont  également  menés
pour étudier si ces données GPS et accéléromètre peuvent également être utiles pour la détection précoce de maladies (boiteries, par exemple) ou pour le suivi des circuits et temps de pâturage sur l’année (à des fins de meilleure gestion des surfaces prairiales et du parasitisme, par exemple).

CLAIRE MANOLI

Pour en savoir plus :  
urse.groupe-esa.com

ESA
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