Obtenir un diplome de master ou d’ingénieur après un bac+2

Rédigé par ESA
Formations - 20 avril 2020

Après le bac, vous aviez envie de concret et avez choisi dans un premier temps des études courtes : un BTS parce que vous aimez le côté technique ou un DUT parce que les sciences vous plaisent. Aujourd’hui en deuxième année, après vos premières expériences de terrain et la découverte de l’enseignement supérieur, vous y avez pris goût et espérez un avenir professionnel fait de responsabilités, de management d’équipe, de projets. Et puis soyons honnête, vous avez un bon dossier…

Pour viser un bac+5, il ne suffit pas de le vouloir ! En plus de votre motivation – votre niveau académique, votre niveau d’anglais et votre projet professionnel – seront primordiaux pour convaincre un jury d’admission, puis votre capacité de travail et d’assimilation vous permettront obtenir votre diplôme. Trois scenarii s’offrent à vous : poursuivre en bachelor ou intégrer l’école d’ingénieur en formule étudiante ou par apprentissage.

 

Le Bachelor Agroecology for Food Systems, la meilleure passerelle

« Nous savons que de plus en plus d’étudiants de BTS ou de DUT souhaitent poursuivre leurs études. Les licences pro. permettent d’obtenir le 1er niveau de diplôme européen, elles ouvrent à de nouvelles compétences, mais elles sont conçues pour l’intégration professionnelle moins de 10 % des étudiants poursuivent », souligne Hélène Rongeot, directrice des BTS, Licences pro et Masters. Christophe Naudin, directeur de l’école d’ingénieur poursuit : « Parmi les candidats que nous rencontrons pour les admissions intermédiaires en école d’ingénieur, c’est souvent le niveau d’anglais qui est rédhibitoire ». Partant de ces deux constats, l’ESA a construit une nouvelle formation, un Bachelor, un « booster » vers un bac+5.

Boostez votre niveau d’anglais

« L’ambition de cette 3e année de Bachelor est de préparer à la poursuite d’étude sur plusieurs axes. Premier axe : les langues. L’ambition est de remonter le niveau en anglais « MAIS VRAIMENT » et de réintroduire une 2nde langue étrangère (LV2) si elle a été perdue en post-Bac. C’est important pour la suite, par exemple l’école d’ingénieur impose deux langues étrangères (LV1 + LV2) », expose Hélène Rongeot, à l’initiative de la création du Bachelor.

Ainsi le deuxième semestre du Bachelor, est dédié à l’international. 50% du temps chez notre partenaire néerlandais Aeres sur un module en anglais autour de l’adaptation de l’agriculture aux changements climatiques. Aeres, unversity of applied sciences est un campus international, la bourse de mobilité Erasmus est possible. Autre élément important : le stage. Il sera réfléchi en fonction du projet post-Bachelor ; si c’est un master scientifique qui est visé, il faudra que le stage soit en recherche.

En plus des cours et de l’équipe pédagogique, l’ESA met à votre disposition plusieurs ressources pour vous accompagner : l’Atelier des langues et la cellule internationale de l’ESA pour vos démarches de recherche de stage à l’international et .

Boostez votre niveau scientifique en apprenant par les projets

Sur le 1er semestre, les cours sont dispensés à Angers mais d’un manière inédite. Ainsi cette 3e année de bachelor privilégie les situations authentiques de recherche, d’investigation au cours desquels vous comprendrez et maitriserez les différentes ressources que l’enseignant met à votre disposition. Vous développerez des compétences spécifiques :

  • Gérer un projet
  • Maîtriser les savoirs
  • Entreprendre, innover, accompagner le changement
  • Adopter une démarche scientifique
  • Communiquer, convaincre
  • Se connaitre et construire son projet.

« Nous avons fait le choix d’une pédagogie active, trois projets d’apprentissage sont proposés, l’étudiant en choisi un. Les objectifs d’acquisition de compétences sont les mêmes, mais sur trois objets différents», précise Hélène Rongeot. « Le point commun de ces trois projets est que nous parlerons des protéines végétales. On parlera de la transformation des protéines, de l’autonomie alimentaire en production animale, de la production de protéine par la légumineuse en production végétale», détaille Hélène Rongeot.
Vous conduisez votre projet en groupe, en mobilisant vos compétences techniques, avec l’appui de différentes ressources : enseignants, enseignants-chercheurs, bibliographie, e-learning… et produirez un rapport de missions. Vous présenterez les résultats à votre commanditaire et aux enseignants en fin de cursus.

Pourquoi les protéines végétales ? Parce qu’elles sont au cœur des enjeux de transitions alimentaires et environnementales. Le projet dure tout au long du 1er semestre, avec des apports scientifiques, des apports de méthode d’enquête, des synthèses de bibliographie, en français et en anglais avec l’objectif de monter le niveau scientifique.

Les 3 étapes du Bachelor :

  • 1er semestre à l’ESA : travail commun, mini projets sur des problématiques liés aux protéines végétales. Trois temps :
    • travail en commun sur les filières et les territoires
    • travail en équipe au choix : production, transformation alimentaire ou utilisation en alimentation animale.
    • table ronde technique : les trois groupes présentent le résultat de leurs investigations
  • 2nd semestre, 1re partie : aux Pays-Bas chez notre partenaire Aeres, University of Applied Sciences avec un module de cours en anglais sur l’adaptation de l’agriculture aux changements climatiques, « Climate-Smart Agriculture »,
  • 2nd semestre, 2e partie : un stage en France ou à l’International.

En fonction de votre parcours avant le Bachelor et de votre stage de Bachelor vous pourrez intégrer soit un master soit l’école d’ingénieur.

Intégrez directement la 3 année d’école d’ingénieur en formule étudiante ou apprentissage

Autre scénario possible, intégrer l’école d’ingénieur directement. Si vous êtes en tête de promo et que votre niveau d’anglais est « fluent » et que vous avez une deuxième langue, vous pouvez postulez en troisième année d’école d’ingénieur.

Si vous faite ce choix, vous avez également la possibilité de poursuivre vos études en tant qu’apprenti. La condition supplémentaire est que votre projet professionnel doit être clairement défini. Le secteur et la fonction : agroalimentaire, productions végétales ou animales, commerce, marketing, innovation….

Vous aurez deux statuts ; celui d’étudiant et celui de salarié. Le rythme de l’alternance varie suivant les années le temps passé en entreprise s’intensifiant :

  • 15 semaines en fin de première année,
  • 11 semaines en fin de 2ème année,
  • 8 à 9 mois en fin de contrat.

 

A vous maintenant de faire votre choix en fonction de votre motivation, votre niveau académique et votre projet professionnel !

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Aller plus loin :

Être apprenti.e en école d’Ingénieur ? C’est possible en 3e année à l’ESA !

ESA
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